A LA DÉRIVE – Exposition personnelle de Matthieu Stahl

MATTHIEU SAHL “ A LA DÉRIVE ”


VERNISSAGE 

16 septembre 2016 / 18h30

EXPOSITION  

16 septembre  2016  au 30 octobre 2016

Les WE de 14h à 18h et sur rdv. (contact@lesechoir.fr)


Baniere dérivePRÉSENTATION DE L’ARTISTE MATTHIEU STAHL :

 » Né en 2043, je suis tombé dans la peinture rapidement pour n’en jamais ressortir. Mon travail, influencé par les esthétiques Punk et Street Art, est porté par une interrogation constante sur le langage pictural, sur son utilisation comme outil de relecture du monde dans lequel je vis et j’évolue. Sans pour autant être figuratif, la figure est présente dans mes dessins et toiles : comment je m’inscris dans l’espace urbain, comment je l’appréhende physiquement? Ces questions, je tente d’y répondre par la construction d’images à partir d’éléments simples (lignes brisées, traces, traits, fragments de phrases) combinés à l’infini. »

Trois expositions présentent ce travail qui court de 2012 à aujourd’hui (À la dérive / À la carte / En capitales)

PRÉSENTATION DE L’EXPOSITION À LA DÉRIVE :

Traverser une ville, n’en garder que les instants de poésie attrapés au vol, les transformer en parcours imaginaire, sensible, érotique, tendu, dans un espace construit et déconstruit, symbole de ma propre déambulation psychologique et physique, livrée au hasard plutôt qu’à l’injonction sociale « Métro, Boulot, Dodo ». À la dérive.

La volonté de travailler sur la « dérive » ne vient pas de nulle part.
Dans ma précédente exposition personnelle (Musée des Beaux Arts, Mulhouse, 2013), j’interrogeais les parcours amoureux du XXI siècle en partant des éléments plastiques de la Carte de Tendre de Madeleine de Scudéry. Dans cette exposition, ici au Séchoir, je m’interroge sur mon propre parcours pictural, à mon rapport à la Ville et à sa propre force esthétique et poétique, en marchant dans la foulée de Debord et Pérec.

« Entre les divers procédés situationnistes, la dérive se définit comme une technique du passage hâtif à travers des ambiances variées. Le concept de dérive est indissolublement lié à la reconnaissance d’effets de nature psychogéographique, et à l’affirmation d’un comportement ludique-constructif, ce qui l’oppose en tous points aux notions classiques de voyage et de promenade. Une ou plusieurs personnes se livrant à la dérive renoncent pour une durée plus ou moins longue, aux raisons de se déplacer et d’agir qu’elles se connaissent généralement, aux relations, aux travaux et aux loisirs qui leur sont propres, pour se laisser aller aux sollicitations du terrain et des rencontres qui y correspondent. La part de l’aléatoire est ici moins déterminante qu’on ne croit : du point de vue de la dérive, il existe un relief psychogéographique des villes, avec des courants constants, des points fixes, et des tourbillons qui rendent l’accès ou la sortie de certaines zones fort malaisés. Mais la dérive, dans son unité, comprend à la fois ce laisser-aller et sa contradiction nécessaire : la domination des variations psychogéographiques par la connaissance et le calcul de leurs possibilités. »
La Théorie de la Dérive, Guy Debord

L’idée est qu’à partir d’une dérive urbaine -physique ou mémorielle – je dresse une topographie de l’espace – où je suis, où j’étais – pour rendre compte de son impact visuel et psychique sur mon esprit puis sur mon travail pictural. Ce que j’ai vu, rencontré et choisi de voir, qu’est-ce que j’en retiens, qu’est- ce que j’en fais? À partir de cette topographie, je compose, décompose des images qui se rapprochent d’une carte ou pluôt de parcours possibles mettent en avant ou en retrait tel ou tel élément/formes/instants/ sensation rencontrés/appréhendés lors de ces dérives. Au final, on aurait une architecture fractale à la fois physique et psychique, donnant à voir aussi bien le monde extérieur tel que je le vis mais aussi mon propre espace créatif jusqu’à ce que mon cerveau soit vidé de toutes traces de ces dérives. On pourrait ainsi parler d’une « tentative d’épuisement » de chaque ville ou lieu traversés, en renvoyant à Pérec. Une Poésie urbaine, abstraite, intime et poétique.

« L’espace de notre vie n’est ni continu, ni infini, ni homogène, ni isotrope. Mais sait-on précisément où il se brise, où il se courbe, où il se déconnecte et où il se rassemble? On sent confusément des fissures, des hiatus, des points de friction, on a parfois la vague impression que ça se coince quelque part, ou que ça éclate, ou que ça cogne. Nous cherchons rarement à en savoir davantage et le plus souvent nous passons d’un endroit à l’autre, d’un espace à l’autre sans songer à mesurer, à prendre en charge, à prendre en compte ces laps d’espace. Le problème n’est pas d’inventer l’espace, encore moins de le réinventer (trop de gens bien intentionnés sont là aujourd’hui pour penser notre environnement…), mais de l’interroger, ou, plus simplement encore, de le lire ; car ce que nous appelons quotidienneté n’est pas évidence, mais opacité : une forme de cécité, une manière d’anesthésie. »
Espèces d’espaces, Georges Perec, Galilée, 1974.

VISITES GUIDÉES : 

en présence de l’artiste
Dimanche 18 septembre à 14h et 17h
Dimanche 2 octobre à 14h et 17h
Dimanche 30 octobre à 14h et 17h

DEUX AUTRES EXPOSITIONS RÉPONDENT À  « À LA DÉRIVE » :

• À LA CARTE à la Brasserie St-B à Mulhouse  http://www.lest-b.com

• EN CAPITALES, Hall de la Tour de l’Europe à Mulhouse.

LIENS :

TUMBLR

EXPOSITION MUSÉE DES BEAUX ARTS MULHOUSE

TUMBLR RÉSERVÉ AUX ADULTES

SON GROUPE EN TANT QUE MUSICIEN

SON GROUPE D’IMPROVISATION MUSICALE