Carte blanche à François Bruetschy, Vernissage le 6 Novembre 2015 18H30

VERNISSAGE LE VENDREDI 6 NOVEMBRE 2015 À 18H30 AU SÉCHOIR MULHOUSE 

François Bruetschy connaît Mulhouse. Il en a coloré des murs non loin du Séchoir. On lui donne les nôtres et les clés, il s’installe pour quelques semaines. Il y travaillera avec qui il voudra bien, avec ceux qui le voudront bien. Le travail pour lui, c’est quasi sacré. Dans le catalogue de la dernière exposition de François, Hélène Sturm en parle :

« Il est né à Strasbourg un mardi gras, et continue à avancer masqué. La guerre est venue vite et ça lui a fait voir du pays. Mais depuis, il n’aime pas le son des sirènes (le chant oui, parfois). À l’âge où la mémoire s’aguerrit il habitait Noisy-le-Sec. Un jour sur google map il a retrouvé la rue et la maison. Sa mémoire, en admettant le principe qu’il en ait, est celle d’un cartographe architecte.

À son retour en Alsace, il a vécu avec des vieux, un peu seul. Son grand père mettait des fleurs sur la télé pour les offrir à Catherine Langeais et gémissait très fort quand il avait la grippe. Il l’imite très bien. Le grand père au jardin est une de ses premières toiles.

Autant l’homme a aimé être professeur, autant l’enfant a détesté l’école, il l’a donc faite buissonnière, dans la forêt avec un arc et des flèches et, plus tard, un crayon. La messe aussi, ne fut pas trop son affaire. Surtout celle de sa première communion. Ce jour-là il a refusé de porter la couronne de petites roses blanches qui faisait partie du costume. Il a échappé à l’examen de fin d’études de l’école des arts appliqués et à la guerre d’Algérie mais pas à l’armée.

De longs mois dans une champignonnière furent de longs mois de lecture. Puis il s’est marié, il a eu deux filles et il est allé gagner son pain noir, avec autant de courage que de colère, en dessinant des immeubles sur des kilomètres de papier calque et en peignant quand même, toujours.