Mathias Zieba – Exposition personnelle. TUCO AT THE GUN SHOP

Le Séchoir présente :

TUCO AT THE GUN SHOP​ – ​MATHIAS ZIEBA

Du 10 juin au 16 juillet 2017.

Vernissage le 10 juin à 19h


Cette exposition intègre le programme officiel de la Biennale Mulhouse 017.

http://www.mulhouse.fr/fr/mulhouse-017/

et dans le cycle  » SOLO  » du Séchoir Mulhouse.


« Il faut ruiner un palais pour en faire un objet d’intérêt. »

Diderot Denis, Ruines et paysages. Salon de 1767, Paris

Un espace de Mathias Zieba

Mathias Zieba est designer, scénographe et travaille entre Genève et Mulhouse ( artiste résident du Séchoir à Mulhouse )

Il est diplômé de la HEAR Mulhouse (le Quai 2010) et du master espace et communication de la HEAD – Genève (2012).
Son travail a pour point central l’esthétique et les espaces de la ruine qu’ils soient significatifs par leurs aspects ou simplement suggérés par leurs histoires.

Tuco at the gunshop est sa troisième pièce qui prend la forme d’un espace fantasmé.
Il fait suite à HAG, un équipement proposant de changer le rapport des Urbex à la capture d’images de ruine, et à Sergio & John, système de projection vidéo mettant en duel Sergio Leone et John Ford.
Ce dernier projet reviendra faire une apparition dans l’exposition Tuco at the Gunshop.

HAG (Hubert, Alfred & Gordon), 2012
Sergio & John, 2014
Tuco at the gunshot, 2017

Tuco at the Gunshop

Au delà de sa qualité de « truand» on peut voir en Tuco Benedicto Pacifico Juan Maria Ramirez un concepteur qui met ses sens au service de la précision mécanique: un menuisier atypique qui fend une planche de bois à l’aide d’une balle de colt navy 1851 et d’un coup de pied, un aventurier à l’équipement sommaire mais très fonctionnel lorsque d’une corde il crée un stratagème de survie en salle de bain, un homme d’affaire ultra moderne qui transforme le dû en gain etc.

Cette polyvalence est exprimée en 5minutes et 55 seconde dans une scène du célèbre film de Sergio Leone Le bon la Brute et le Truand datant de 1966.
Cette scène devient le point de départ de l’exposition Tuco at the gun shop.

Elle exprime une attitude désinvolte et sans aucune forme de compromis pour mettre en oeuvre un dessein. Cette exposition a donc pour seul et unique but d’exprimer ce concept de création. Tuco deviens un designer. Le designer deviens le truand de Sergio Leone.

CLOSED.

L’exposition se déroulera en plusieurs temps. Tel le montage d’une scène de cinéma, les décors seront en place pour le vernissage du 10 juin 2017.

S’en suivront plusieurs tests et modifications jusqu’au 15 juillet date à laquelle aura lieu le tournage final.

Infos : ​ ​​http://mathiaszieba.tumblr.com/​​ et ​​http://aboutruins.tumblr.com/​

Visuel affiche Vincent Rouby

Exposition « Je peux te voir en peinture »

« Je peux te voir en peinture » 

Le Séchoir

du 14 avril au 28 mai 2017 – Le Séchoir

Vernissage vendredi 14 avril à 18h30

Une exposition peinture avec la participation de 17 peintres

Nicola AramuMarie Paule BilgerFrançoise Courgeon Jean Baptiste DefranceFanny DelquéDaniel DiminskyGéraldine HussonCaroline GrimalElise HavetJean Louis KuntzelAndré MaïoMarie MinaryDom PoirierDenis ScheubelSopa FloraSandrine StahlMarion Stoll.

Nous vivons aujourd’hui à l’heure de la banalisation de l’image personnelle, de l’étalement de la vie privée où le « moi » nourrit jusqu’aux réseaux sociaux. Qu’en est-il de l’intime aujourd’hui ? Existe-t-il dans l’art aujourd’hui ? Dans la peinture en particulier ?

L’exposition « JE PEUX TE VOIR EN PEINTURE » s’appuie sur les écrits de Berrebi-Hoffmann Isabelle qui, ​dans « Les métamorphoses de l’intime.», Empan, 1/2010 (n°77), où elle montre que » L’intime est une notion à la fois ancienne et moderne. (…) L’intime renvoie étymologiquement à un superlatif latin, « intimus », c’est-à-dire « l’intérieur de l’intérieur, ce qu’il y a de plus intérieur dans l’intérieur ». Aujourd’hui, l’intime ne serai pas le privé. (…) « Mais sa définition a évolué au cours des siècles (…), elle s’est profondément transformée depuis l’après-guerre (…). Ainsi, l’intime du Moyen Âge n’a rien à voir avec celui des Lumières, ou celui du xixe siècle (…) » L’intime et l’intériorité se redéfinissent de façon profonde (…).

Elle défini l’intime et l’intériorité – en tenant compte de l’évolution de leurs sens au fil du temps – selon quatre définitions successives bien distinctes :

  • Le familier. C’est l’intime social, les amis intimes, le privé familial et amical.

  • Le caché. C’est l’intime construit par retranchement progressif de tous les espaces publics, celui qui échappe à la vue, celui de l’étymologie « l’intérieur de l’intérieur ».

  • Le subjectif. C’est le for intérieur, le libre arbitre individuel, la vie intérieure, l’imaginaire, la conscience intime.

  • Le personnel. C’est ce qu’il y a de plus unique dans l’individuel, ce qui est « uniquement privé ».

Les œuvres sélectionnées évoquent ces deux dernières définitions – le subjectif et le personnel – et révèlent l’artiste autant que l’homme. Elles donnent à voir les traces que le peintre y laisse, ce que le peintre « a en propre par rapport à ce qui, dans la sphère privée, est commun, c’est-à-dire public » et à sa « conscience individuelle ».

Accepter de regarder une peinture, c’est accepter / supporter de voir l’artiste, de voir une part intime de lui-même, qu’il veut bien montrer – à travers le prisme de sa démarche artistique – pour dire et révéler quelque chose de personnel et profond, de manière consciente ou non mais délibérée. Ainsi, cet intime “individuel” peut prendre valeur universelle.

Une peinture qui s’expose, qui touche, qui raconte, qui témoigne, qui émeut, qui pique, qui partage, suscite l’empathie, ou pas, en partageant l’intime aujourd’hui devenu public, en lui redonnant sa force poétique, c’est cela que le Sandrine Stahl curatrice de l’exposition souhaite montrer pour cette exposition.

Alors,

« Lorsque vous regardez, ne pensez jamais ce que la peinture (ou n’importe quoi de ce monde) doit être, ou ce que beaucoup de gens voudraient qu’elle soit seulement. La peinture peut tout êre. Elle peut être un clair de soleil en pleine bourrasque. Elle peut être un nuage d’orage. Elle peut être le pas d’un homme sur le chemin de la vie, ou, pourquoi pas  un pied qui frappe le sol pour dire assez . Elle peut être l’air doux et rempli d’espérance du petit matin, ou l’aigre relent qui sort d’une prison. Les tâches de sang d’une blessure, où le chant de tout un peuple dans le ciel bleu ou jaune. Elle peut être ce que nous sommes, ce qui est aujourd’hui, maintenant, ce qui sera toujours. Je vous invite à jouer, à regarder attentivement… je vous invite à penser. »
                                                                                                                   Antoni Tapies  « La pratique de l’art. »

                                                                                                                                                                                                                                                                    Sandrine Stahl

E[x]PONYME, une exposition familiale

E[x]PONYME, une exposition familiale

Le Séchoir

du 14 avril au 28 mai 2017 – Le Séchoir
Vernissage vendredi 14 avril à 18h30

« Etonnant et déroutant ! EponYme réalise le pari incroyable de mixer arts visuels et arts sonores dans une scénographie surprenante, avec l’envie de partager un peu de culture sans se prendre au sérieux. Une expo rock’n’drôle à ne pas manquer ». [Les Zinrocks]

« L’expo insolite de l’année. Et en plus c’est gratuit ! ». [TVrama]

« Un [x] dont on se demande bien ce qu’il vient faire là tellement le sexe est absent, malgré la présence de Monique & Gérard, dignes héritiers de Jacquie & Michel ». [Hot art Mag]

Une exposition décalée à l’image d’EponYme

Depuis bientôt 10 ans, EponYme vous surprend avec ses expériences culturelles et musicales à Mulhouse. Des concepts inspirés, une radio décalée, des bénévoles motivés : EponYme s’expose au Séchoir, à travers tout ce qui fait son esprit !

E[x]PONYME, une exposition familiale, mais aussi interactive, créative et ludique, avec du son, des images, du sable, des happenings, des micros, Monique, Gérard (on ne pouvait pas ne pas inviter nos mascottes préférées), des surprises, une boule disco et même une table à repasser…

Comme un air de kermesse à savourer du 14 avril au 28 mai au Séchoir ! Chaque week-end l’exposition s’anime ! Des happenings sont prévus tout au long de l’expo, suivez l’événement Facebook pour ne rien manquer !

Exposition Hors d’œuvre (carte blanche à Arnaud Knecht)

Exposition Hors d’œuvre (carte blanche à Arnaud Knecht)

HORS D’ŒUVRE

Du 17 février au 2 avril 2017. Vernissage le 17 février à 18h30


Arnaud Knecht est cuisinier mais aussi photographe, marcheur et cycliste. Il mélange finement ces domaines et propose une cuisine aventureuse et poétique, faisant le lien entre le passé, les modes de cuisson oubliés et la modernité graphique de la cuisine d’aujourd’hui.

Le Séchoir lui a demandé de confronter sa palette avec les univers des artistes résidents pour proposer de nouvelles recettes. En retour, Arnaud a soumis à chaque artiste une recette dont est tirée une œuvre.

Ces Hors d’œuvre sont à déguster sur place, dressés sur le plateau du Séchoir, transformé en salle à manger

 

Photos Arnaud Knecht à voir sur son blog :  ​http://grainesdevoyous.canalblog.com/

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

OtO n’affiche rien (et c’est déjà beaucoup)

OtO n’affiche rien (et c’est déjà beaucoup)

Du 11 novembre au 18 décembre 2016
Vernissage le 11 novembre à 18h30

Concert à 20h00 le soir du vernissage avec les Unstoppable Achievers direct de Londres

14877868_10212135718615081_1007067570_n


Le plaisir gratuit, sans autre but que le partage. Etre ensemble, contents pour rien. Faire se rencontrer douze artistes de Mulhouse, Montpellier, Paris, Londres ou Brest, laisser s’entrecroiser leurs œuvres comme dans un jeu de bonneteau jubilatoire.

OtO n’affiche rien pour laisser toute la place à Cornélia Zimmermann, Frédéric Chaban, Matthew James Saw, Ketheryn Babst, Christophe Payen, Sandrine Stahl, Heidi Kuhl, Philip Anstett, Eurgen, Camille Moravia et Mosto, Delphine Gutron, sans oublier l’esprit des Unstoppable Achievers pour le son.
Et c’est déjà beaucoup car ce recul ouvre un fouillis d’autres univers : le coup de rien d’OtO est procréateur. Il ne fiche rien pour profiter des croisements qu’il provoque, incongrus comme la rencontre d’un parasol et d’une machine à foudre sur une table de direction. OtO n’aguiche rien, mais s’entiche des liens et tient à partager la jouissance du glaneur mélangeant ses trouvailles gourmandes.
capture-decran-2016-10-31-a-10-43-53

 

 

Enregistrer

Exposition : PAPIER 3.0

Exposition : PAPIER 3.0

• PAPIER 3.0 :

20 artistes  retenus sur 36 propositions suite à l’appel à candidature . Pour en savoir plus sur l’univers de chacun cliquer sur leur nom.

Nadège Adam -Amandine FacquerAndré MaïoCéline LachkarDelphine GutronFlora SopaJade Tang   Jordan Grosse –  Joris TissotLucie Muller  –  Marie Paule Bilger  – Martina Senn  Matthieu Stahl Olivier  Jonvaux  – Pichine Chinellato – Raymond Stoppele  –  Sabine Mugnier  –  Sandrine Stahl  –  Vincent Rouby Kai Pohl.

Scénographie de Mathias Zieba.


Le Séchoir

VERNISSAGE LE VENDREDI 16 SEPTEMBRE 2016 À 18H30

OUVERT AU PUBLIC TOUS LES WEEK-ENDS DE 14H À 18H

Du 17 septembre au 18 décembre 2016

Livret de présentation des artistes et des oeuvres exposées en cliquant ici : PRESENTATION


Il nous a semblé intéressant de se poser la question de la place du papier dans le processus créatif et par là même d’interroger la place qu’il occupe aujourd’hui dans une société de plus en plus dématérialisée et interconnectée.

D’où ce projet d’une exposition au Séchoir en septembre/octobre/décembre 2016, ouverte aux artistes en vivant en Alsace ou ayant un lien avec elle, via un appel à projet.

D’où ce texte, dessinant un territoire plutôt qu’un cadre.

PAPIER 3.0

Souvent, l’œuvre part du papier qu’elle brouillonne, qu’elle chiffonne, gâche, découpe, plie puis fini par jeter, brûler ou perdre pour passer à autre chose. Souvent, elle s’y dessine ou s’y imprime pour mieux le faire disparaître. Souvent, elle est faite avec. Souvent, le français s’empare du mot et se joue de lui et de ses mille facettes – « Vos papiers ! », « Ya plus de papier ? », « T’as des feuilles ?», « Papier, crayon, ficelle »…- Souvent,  l’adjectif qu’on lui colle lui donne une autre épaisseur : collé, découpé, mâché, peint, déchiré, plié, imprimé, gratté… Souvent, son origine varie, de Chine ou d’Arménie, de soie, de riz ou de coton. Souvent, son usage est marqué : d’identité, administratif, journalier, d’emballage, à rouler ou à musique. Souvent on le formate : A4, A3, raisin, aigle… Pour le réduire ou mieux le cadrer ? Souvent, être sans ou avec devient par instant la seule question qui vaille. Souvent  ces papiers on les classe, on les range, on les oublie, on les perd, on les retrouve.

Et si nous nous demandions quels sont les liens tissés entre  l’artiste et le papier aujourd’hui ? Un support, un constituant, un sujet, un moyen de propagande, un prétexte, un anachronisme dans le monde 3.0 ? Le papier, compagnon de l’artiste encore aujourd’hui ?

affiche papier 3

A LA DÉRIVE – Exposition personnelle de Matthieu Stahl

A LA DÉRIVE – Exposition  personnelle de Matthieu Stahl

MATTHIEU SAHL “ A LA DÉRIVE ”


VERNISSAGE 

16 septembre 2016 / 18h30

EXPOSITION  

16 septembre  2016  au 30 octobre 2016

Les WE de 14h à 18h et sur rdv. (contact@lesechoir.fr)


Baniere dérivePRÉSENTATION DE L’ARTISTE MATTHIEU STAHL :

 » Né en 2043, je suis tombé dans la peinture rapidement pour n’en jamais ressortir. Mon travail, influencé par les esthétiques Punk et Street Art, est porté par une interrogation constante sur le langage pictural, sur son utilisation comme outil de relecture du monde dans lequel je vis et j’évolue. Sans pour autant être figuratif, la figure est présente dans mes dessins et toiles : comment je m’inscris dans l’espace urbain, comment je l’appréhende physiquement? Ces questions, je tente d’y répondre par la construction d’images à partir d’éléments simples (lignes brisées, traces, traits, fragments de phrases) combinés à l’infini. »

Trois expositions présentent ce travail qui court de 2012 à aujourd’hui (À la dérive / À la carte / En capitales)

PRÉSENTATION DE L’EXPOSITION À LA DÉRIVE :

Traverser une ville, n’en garder que les instants de poésie attrapés au vol, les transformer en parcours imaginaire, sensible, érotique, tendu, dans un espace construit et déconstruit, symbole de ma propre déambulation psychologique et physique, livrée au hasard plutôt qu’à l’injonction sociale « Métro, Boulot, Dodo ». À la dérive.

La volonté de travailler sur la « dérive » ne vient pas de nulle part.
Dans ma précédente exposition personnelle (Musée des Beaux Arts, Mulhouse, 2013), j’interrogeais les parcours amoureux du XXI siècle en partant des éléments plastiques de la Carte de Tendre de Madeleine de Scudéry. Dans cette exposition, ici au Séchoir, je m’interroge sur mon propre parcours pictural, à mon rapport à la Ville et à sa propre force esthétique et poétique, en marchant dans la foulée de Debord et Pérec.

« Entre les divers procédés situationnistes, la dérive se définit comme une technique du passage hâtif à travers des ambiances variées. Le concept de dérive est indissolublement lié à la reconnaissance d’effets de nature psychogéographique, et à l’affirmation d’un comportement ludique-constructif, ce qui l’oppose en tous points aux notions classiques de voyage et de promenade. Une ou plusieurs personnes se livrant à la dérive renoncent pour une durée plus ou moins longue, aux raisons de se déplacer et d’agir qu’elles se connaissent généralement, aux relations, aux travaux et aux loisirs qui leur sont propres, pour se laisser aller aux sollicitations du terrain et des rencontres qui y correspondent. La part de l’aléatoire est ici moins déterminante qu’on ne croit : du point de vue de la dérive, il existe un relief psychogéographique des villes, avec des courants constants, des points fixes, et des tourbillons qui rendent l’accès ou la sortie de certaines zones fort malaisés. Mais la dérive, dans son unité, comprend à la fois ce laisser-aller et sa contradiction nécessaire : la domination des variations psychogéographiques par la connaissance et le calcul de leurs possibilités. »
La Théorie de la Dérive, Guy Debord

L’idée est qu’à partir d’une dérive urbaine -physique ou mémorielle – je dresse une topographie de l’espace – où je suis, où j’étais – pour rendre compte de son impact visuel et psychique sur mon esprit puis sur mon travail pictural. Ce que j’ai vu, rencontré et choisi de voir, qu’est-ce que j’en retiens, qu’est- ce que j’en fais? À partir de cette topographie, je compose, décompose des images qui se rapprochent d’une carte ou pluôt de parcours possibles mettent en avant ou en retrait tel ou tel élément/formes/instants/ sensation rencontrés/appréhendés lors de ces dérives. Au final, on aurait une architecture fractale à la fois physique et psychique, donnant à voir aussi bien le monde extérieur tel que je le vis mais aussi mon propre espace créatif jusqu’à ce que mon cerveau soit vidé de toutes traces de ces dérives. On pourrait ainsi parler d’une « tentative d’épuisement » de chaque ville ou lieu traversés, en renvoyant à Pérec. Une Poésie urbaine, abstraite, intime et poétique.

« L’espace de notre vie n’est ni continu, ni infini, ni homogène, ni isotrope. Mais sait-on précisément où il se brise, où il se courbe, où il se déconnecte et où il se rassemble? On sent confusément des fissures, des hiatus, des points de friction, on a parfois la vague impression que ça se coince quelque part, ou que ça éclate, ou que ça cogne. Nous cherchons rarement à en savoir davantage et le plus souvent nous passons d’un endroit à l’autre, d’un espace à l’autre sans songer à mesurer, à prendre en charge, à prendre en compte ces laps d’espace. Le problème n’est pas d’inventer l’espace, encore moins de le réinventer (trop de gens bien intentionnés sont là aujourd’hui pour penser notre environnement…), mais de l’interroger, ou, plus simplement encore, de le lire ; car ce que nous appelons quotidienneté n’est pas évidence, mais opacité : une forme de cécité, une manière d’anesthésie. »
Espèces d’espaces, Georges Perec, Galilée, 1974.

VISITES GUIDÉES : 

en présence de l’artiste
Dimanche 18 septembre à 14h et 17h
Dimanche 2 octobre à 14h et 17h
Dimanche 30 octobre à 14h et 17h

DEUX AUTRES EXPOSITIONS RÉPONDENT À  « À LA DÉRIVE » :

• À LA CARTE à la Brasserie St-B à Mulhouse  http://www.lest-b.com

• EN CAPITALES, Hall de la Tour de l’Europe à Mulhouse.

LIENS :

TUMBLR

EXPOSITION MUSÉE DES BEAUX ARTS MULHOUSE

TUMBLR RÉSERVÉ AUX ADULTES

SON GROUPE EN TANT QUE MUSICIEN

SON GROUPE D’IMPROVISATION MUSICALE

 

ZOOMS URBAINS Exposition photo

ZOOMS URBAINS Exposition photo

Pour dialoguer avec l’exposition « PÉRÉGRINATIONS », Le SÉCHOIR a choisi de présenter le travail de photographes mulhousiens :

Philip ANSTETT,

• MOSTO

URBEX FAMILY (Mia Wallas et Angélique Barys).

« Les villes sont un ensemble de beaucoup de choses : de mémoire, de désirs, de signes d’un langage ; les villes sont des lieux d’échange, comme l’expliquent tous les livres d’histoire économique, mais ce ne sont pas seulement des échanges de marchandises, ce sont des échanges de mots de désirs de souvenirs ».

IItalo Calvino, Les Villes invisibles, Seuil, 1976.

L’essor de la photographie va de pair avec le développement urbain et industriel des XIX et XX ème siècles. La Ville est à la fois décor, cadre et sujet. La photographie donne à voir comment les êtres s’y meuvent et s’y transforment, voire même souvent ses propres humeurs et transformations. Avec humour ou nostalgie, sans fard ou détours.

Que cela soit son centre ou sa périphérie, ses habitants ou ses visiteurs, leur présence ou leur absence, leurs traces ou marques de passage, la Ville est au cœur des prises de vues de Philip ANSTETT , MOSTO et URBEX FAMILY qui en révèlent chacun à leur manière son humanité et sa poésie. Des zooms urbains complémentaires.


Infos pratiques

Du vendredi 24 juin
au dimanche 10 Juillet 2016.

Vernissage en présence des artistes le vendredi 24 juin à 18h30.

Ouverture au public tous les samedis et dimanches de 14h à 18h.


PHILIP ANSTETT
« Je photographie les gens et les paysages pour voir à quoi cela ressemble une fois photographié » – Garry Winogrand.13467648_10210858743891511_17057913_o

Reporter Photographe aux Dernières Nouvelles d’Alsace depuis 1992 après 10 années de piges. Parallèlement à mes activités de photo journaliste je poursuis un travail sur les USA (paysages et villes américaines) et sur la photographie de voyage : Espagne, Afrique, Italie, Pays Bas…
Street Shots est une série d’images dans la lignée de la «Street Photography» américaine où l’humain et son environnement sont les acteurs principaux. Le principe étant de « voler » des images, il n’y a pas de visée, l’appareil au cou, posé sur la poitrine, le doigt sur le déclencheur. De Lisette Model à Raymond Depardon en passant par Garry Winogrand ou Robert Frank, beaucoup d’acteurs de la Street Photography ont utilisé cette technique reconnaissable à la dynamique des images due à la légère contre plongée. La judiciarisation de la société, le droit à l’image, à la vie privé jouent un rôle inhibiteur pour les photographes qui ont quelque peu abandonné ce terrain pour occuper celui des arts plastiques. C’est en réaction à tous ces carcans que m’est venue l’idée de cette série démarrée en 2005 en Californie.
Vous comprendrez aisément que pour ce type d’image il est impossible d’obtenir les autorisations des personnes photographiées. Mais la plupart de ces photographies ont été réalisées dans des pays où le droit à l’image n’est de loin pas aussi restrictif qu’en France.
(U.s.a., Italie, Espagne, Hollande, Allemagne…) 

• MOSTO
« Je ne suis pas né avec un appareil photographique à la main, mais avec un penchant quasi obsessionnel pour le vagabondage. Pendant des années, j’ai usé mes semelles et mes fonds de poches en arpentant le bitume. Il n’y a pas de sens interdit pour les marcheurs. J’en revenais des images pleins la tête. Puis un jour je me suis mis à les capturer. Tronches de vies, solitudes, symbole de la déshumanisation galopante et moments de poésies furtives. En noir et blanc comme quand on rêve. Je ne sais plus qui a dit qu’une image valait mille mots. Peut-être entendrez vous l’histoire… »13483327_1727674154174096_5572327511329410216_o

URBEX FAMILY
Charlotte 21 ans, exploratrice urbaine depuis 5 ans et Angélique 16 ans, étudiante au lycée Lambert et passionnée par la photo depuis ses 6 ans. Nous sommes unies par le sang en tant que cousines, mais surtout par un intérêt prononcé pour l’art sous toutes ses formes.
Nous avons décidé de combiner nos compétences respectives pour explorer le monde de l’oubli. Nous parcourons l’Alsace et les Vosges armées de nos fidèles appareils ( et de bonnes chaussures !) pour mettre en lumière ces lieux en friche qui constituent pour nous tout un aspect caché de notre époque, et en même temps illustre bien la facette d’une société de consommation très peu conservatrice.
Notre but est donc de faire découvrir ces lieux à travers nos photos. Nous voulons retransmettre toutes les émotions que nous avons nous même ressenties au seins de ces bâtisses ou usines délaissées par les Hommes. Nous souhaitons également faire évoluer les mentalités à propos de cette activité et montrer que les explorateurs urbain ne sont pas là pour saccager ou détériorer les lieux, bien au contraire. Notre objectif ultime serait de prouver aux gens que dans notre propre ville peuvent se cacher des petits bouts de paradis, des lieux incroyables dont nous n’aurions même pas imaginé l’existence. Nos photos sont également là pour valoriser ces villes et villages qui constituent finalement notre territoire du quotidiens et auxquelles nous ne portons pourtant pas attention. Pourquoi dénigrer ces territoires de proximité alors que la découverte et l’aventure se trouvent parfois au coin de la rue?
À partir de là, nous pouvons simplement dire que l’exploration urbaine nous apprend à observer et à apprécier chaque parcelle de rue et chaque bâtiments inconnus.13483209_1727676707507174_3859188542330020475_o

PÉRÉGRINATIONS , exposition collective d’un workshop réalisé par Oriane BLANDEL avec les photographes des ateliers publics de la HEAR

PÉRÉGRINATIONS , exposition collective d’un workshop réalisé par Oriane BLANDEL  avec les photographes des ateliers publics de la HEAR

Le Séchoir présente

PÉGRINATIONS est la reprise in situ d’un workshop réalisé par Oriane BLANDEL en 2015, avec les photographes des ateliers publics de la HEAR : Zohra Benaï, Mathilde Caërou, Catherine Ely-Marius, Olivier Erhard, François Khachoyan, Vito Legname, Sébastien Maurer, Didier Roche, Alain Second

L’exposition « Pérégrinations » présente 12 cadavres exquis de photographies. Les images sont utilisées comme des mots et forment un autre langage. Reliées les unes aux autres, par choix mais cependant de manière intuitive, elles tracent une histoire ou tournent autour d’une problématique précise. La photographie est ici abordée comme un « morceau de réalité » que l’on a extrait, pour en dire autre chose.

Comme des impressions fugitives, « Pérégrinations » cherche à exprimer les émotions ressenties face au réel, dans un autre langage, spontané, libéré des conventions photographiques.

La photographie ici n’est ni esthétisante, ni engagée, ni documentaire et ne relate d’aucun fait réel. Elle se construit d’elle même, elle est outil que l’artiste utilise pour s’exprimer. Le photographe dessine, peint. Il dit et raconte ce qu’il ressent. Il choisit de montrer ou cacher le détail qui lui déplaît. Il construit d’après le réel mais le transforme et le manipule pour en donner une vision toute autre, la sienne.

De ces cadavres exquis, on retient un témoignage d’une société mélancolique, un sentiment d’angoisse et de solitude. Décadence. Au bord du gouffre, la chute est inévitable.

affiche

Nos eaux imaginaires – Exposition personnelle de Sandrine Bringard

Nos eaux imaginaires –  Exposition personnelle de Sandrine Bringard

SANDRINE BRINGARD    “ Nos eaux imaginaires”


 

VERNISSAGE  20 mai / 18h30

Le Séchoir

EXPOSITION   21 mai – 19 juin 2016


PRESENTATION DE L’EXPOSITION :

Il s’agit de la première exposition personnelle au séchoir de Sandrine Bringard membre fondateur et artiste (sculpteur – céramique) résidente du séchoir.

Une dizaine de sculptures seront présentées, réalisées entre 2013 et 2016 avec plus de la moitié produite pour l’événement et donc montrées pour la première fois.
Seront présentées, également, pour accompagner les pièces, des recherches sous forme de dessins et de maquettes, offrant ainsi une lecture du processus de création.

SCENOGRAPHIE :
Designer/ Scénographe Lisa ALLEGRA qui vit et travaille à Paris. Diplômée de la Haute Ecole des Arts du Rhin, DNSEP section design. Site internet: ​www.lisaallegra.fr

TEXTES :
Adèle ROSENFELD qui vit à Arles, et travaille aux éditions Actes Sud. Diplômée de l’Université de La Sorbonne Paris 3, Lettres modernes.

Les sculptures présentées sont dans la continuité de la démarche de l’artiste commencée en 2008.
Une sélection de pièces récentes a été faite pour cette exposition. Dans ces créations, il est question de représentation du corps ou de morceaux de corps.

Ces formes anthropomorphiques mutent ou fusionnent avec des objets pensés pour stocker des fluides, ​Cuve aux genoux​, 2015, les transporter, série des corps tuyautiques aux têtes de vane ou de robinet, ou des objets pouvant sauver de la noyade, des pieds agrippés à des pull boys de piscine, un corps au bras bouée, des poumons flotteurs des mers.

Les formes mutent avec ces objets, toujours en quête d’astuces, pour vivre ou survivre dans un univers géré par les eaux, tantôt agréables, tantôt menaçantes.
Nos eaux profondes, nos inconscients.

Quelques références artistiques​:

Corps tuyautiques: henry Moore
Pieds pull-boys, genoux dans l’eau au drapé,(formes classiques) Rodin Nageur: franz xaver messerschmidt
Les peintures de René Magritte, Fernand Léger

Référence littéraire:
L’eau et les rêves de Gaston Bachelard

Les mots de l’artiste:

 » Dans mes sculptures, il est question de représentation du corps ou de morceaux de corps.

Un univers ludique ou la céramique est associée à d’autres matériaux.

Je m’intéresse aux sujets classiques de Rodin et Camille Claudel, à la pureté des Brancusi, au surréalisme de René Magritte ou encore aux corps d’Henry Moore et ceux articulés de Fernand Léger.

Mes formes mutent ou fusionnent avec des objets pensés pour transporter les fluides, les stocker, ou encore sauver de la noyade.

Pull boys de piscine, bouée, tuyaux, cuve, vanne … les formes anthropomorphiques mutent avec ces objets toujours en quête d’astuces, pour vivre ou survivre dans un univers géré par les eaux, tantôt agréables, tantôt menaçantes. « Affiche S.Bringard