PERFORMANCE MUSICALE DU collectif « Architecture sonore »

 FINISSAGE  DES EXPOSITIONS BIZARRE VOUS AVEZ DIT BIZ’ART

ET

BOUCLES /LOOPING

 DIMANCHE 15 JUILLET À 16H

 LA PERFORMANCE MUSICALE

DU

collectif  « Architecture sonore »

– Accès libre.

 

Pour écouter leurs compositions c’est ici :  https://soundcloud.com/architecturesonore

A l’occasion du finissage de BOUCLES/LOOPING

le collectif Architecture sonore

nous offre l’occasion de découvrir trois œuvres contemporaines.

Performance :

« Architecture sonore » invite Jonathan Harvey dans le Cycle TEXTURES

Œuvres au programme :

  • Bruno Friedmann: Les bêtes fauves – création
  •  Karlheinz Stockhausen : Solo für ein Melodieinstrument mit Rückkopplung (Solo pour un instrument mélodique avec bouclage), Version Gärtner/Buser/Friedmann – 1966/2018
  • Markus Buser: Étude pour topophonie – création

Artistes interprètes:

Markus BUSER, Bruno FRIEDMANN et Jonathan HARVEY

  • Ïambe , Markus Buser.

Il s’agit d’une mise en espace de fragments d’une bande sonore composée pour une vidéo de l’artiste serbe Mileva Josipovic.

Le texte récité par une voix de femme est tiré d’un poème de la fameuse poétesse américaine Emily Dickinson. Il est en rapport avec le contenue mythologique de la vidéo: „The embers of a Thousand Years – Uncovered by the Hand – That fondled them when they were Fire – Will stir and understand-„ A part la voix de femme et le jeu du tambour de basque tous les sons sont synthétiques. La structure harmonique est dérivée du spectre d’un modèle de cloche. Les rythmes sont des variations de la rythmique ïambique et les bruits sont colorés avec des timbres phonétiques.

  • Stillstand in F , Bruno Friedmann

En fait, le compositeur de cette pièce est Johann Sebastian Bach.

De l’accord final de sa Cantate « Vergnügte Ruh, beliebte Seelenlust », BWV 170, un fragment de durée 250 millisecondes est pris et joué. De diverses manières, les harmoniques ont été déclenchées par des filtres de fréquence contrôlés par le volume d’un instrument acoustique via un autre algorithme de filtre transformant, basé sur les nombres de Fibonacci. Cette pièce n’est pas une composition temporelle strictement ordonnée mais plutôt un déploiement et une évolution des structures de fréquence, pouvant être captées par les harmoniques apparentes, d’une fraction de seconde d’une composition donnée. Les nombres de Fibonacci donnent le rythme par lequel les harmoniques sont développées et transformées en temps présent.

  • Mortuos plango, vivos voco , Jonathan Harvey

Note du compositeur : Cette œuvre reflète mes expériences à la cathédrale de Winchester où mon fils Dominique a été choriste de 1975 à 1980. Elle est fondée sur sa voix et sur celle de la grande cloche ténor. Cette énorme cloche noire d’une puissance surhumaine porte en inscription : « Horas avolantes numero mortuos plango : vivos ad preces voco » (« Je compte les heures qui s’enfuient, je pleure les morts : j’appelle les vivants à la prière »). Ce texte est repris par la voix du jeune garçon. La hauteur et la structure temporelle de mon œuvre sont entièrement fondées sur le spectre très riche et harmoniquement irrégulier de la cloche…