ZOOMS URBAINS Exposition photo

Pour dialoguer avec l’exposition « PÉRÉGRINATIONS », Le SÉCHOIR a choisi de présenter le travail de photographes mulhousiens :

Philip ANSTETT,

• MOSTO

URBEX FAMILY (Mia Wallas et Angélique Barys).

« Les villes sont un ensemble de beaucoup de choses : de mémoire, de désirs, de signes d’un langage ; les villes sont des lieux d’échange, comme l’expliquent tous les livres d’histoire économique, mais ce ne sont pas seulement des échanges de marchandises, ce sont des échanges de mots de désirs de souvenirs ».

IItalo Calvino, Les Villes invisibles, Seuil, 1976.

L’essor de la photographie va de pair avec le développement urbain et industriel des XIX et XX ème siècles. La Ville est à la fois décor, cadre et sujet. La photographie donne à voir comment les êtres s’y meuvent et s’y transforment, voire même souvent ses propres humeurs et transformations. Avec humour ou nostalgie, sans fard ou détours.

Que cela soit son centre ou sa périphérie, ses habitants ou ses visiteurs, leur présence ou leur absence, leurs traces ou marques de passage, la Ville est au cœur des prises de vues de Philip ANSTETT , MOSTO et URBEX FAMILY qui en révèlent chacun à leur manière son humanité et sa poésie. Des zooms urbains complémentaires.


Infos pratiques

Du vendredi 24 juin
au dimanche 10 Juillet 2016.

Vernissage en présence des artistes le vendredi 24 juin à 18h30.

Ouverture au public tous les samedis et dimanches de 14h à 18h.


PHILIP ANSTETT
« Je photographie les gens et les paysages pour voir à quoi cela ressemble une fois photographié » – Garry Winogrand.13467648_10210858743891511_17057913_o

Reporter Photographe aux Dernières Nouvelles d’Alsace depuis 1992 après 10 années de piges. Parallèlement à mes activités de photo journaliste je poursuis un travail sur les USA (paysages et villes américaines) et sur la photographie de voyage : Espagne, Afrique, Italie, Pays Bas…
Street Shots est une série d’images dans la lignée de la «Street Photography» américaine où l’humain et son environnement sont les acteurs principaux. Le principe étant de « voler » des images, il n’y a pas de visée, l’appareil au cou, posé sur la poitrine, le doigt sur le déclencheur. De Lisette Model à Raymond Depardon en passant par Garry Winogrand ou Robert Frank, beaucoup d’acteurs de la Street Photography ont utilisé cette technique reconnaissable à la dynamique des images due à la légère contre plongée. La judiciarisation de la société, le droit à l’image, à la vie privé jouent un rôle inhibiteur pour les photographes qui ont quelque peu abandonné ce terrain pour occuper celui des arts plastiques. C’est en réaction à tous ces carcans que m’est venue l’idée de cette série démarrée en 2005 en Californie.
Vous comprendrez aisément que pour ce type d’image il est impossible d’obtenir les autorisations des personnes photographiées. Mais la plupart de ces photographies ont été réalisées dans des pays où le droit à l’image n’est de loin pas aussi restrictif qu’en France.
(U.s.a., Italie, Espagne, Hollande, Allemagne…) 

• MOSTO
« Je ne suis pas né avec un appareil photographique à la main, mais avec un penchant quasi obsessionnel pour le vagabondage. Pendant des années, j’ai usé mes semelles et mes fonds de poches en arpentant le bitume. Il n’y a pas de sens interdit pour les marcheurs. J’en revenais des images pleins la tête. Puis un jour je me suis mis à les capturer. Tronches de vies, solitudes, symbole de la déshumanisation galopante et moments de poésies furtives. En noir et blanc comme quand on rêve. Je ne sais plus qui a dit qu’une image valait mille mots. Peut-être entendrez vous l’histoire… »13483327_1727674154174096_5572327511329410216_o

URBEX FAMILY
Charlotte 21 ans, exploratrice urbaine depuis 5 ans et Angélique 16 ans, étudiante au lycée Lambert et passionnée par la photo depuis ses 6 ans. Nous sommes unies par le sang en tant que cousines, mais surtout par un intérêt prononcé pour l’art sous toutes ses formes.
Nous avons décidé de combiner nos compétences respectives pour explorer le monde de l’oubli. Nous parcourons l’Alsace et les Vosges armées de nos fidèles appareils ( et de bonnes chaussures !) pour mettre en lumière ces lieux en friche qui constituent pour nous tout un aspect caché de notre époque, et en même temps illustre bien la facette d’une société de consommation très peu conservatrice.
Notre but est donc de faire découvrir ces lieux à travers nos photos. Nous voulons retransmettre toutes les émotions que nous avons nous même ressenties au seins de ces bâtisses ou usines délaissées par les Hommes. Nous souhaitons également faire évoluer les mentalités à propos de cette activité et montrer que les explorateurs urbain ne sont pas là pour saccager ou détériorer les lieux, bien au contraire. Notre objectif ultime serait de prouver aux gens que dans notre propre ville peuvent se cacher des petits bouts de paradis, des lieux incroyables dont nous n’aurions même pas imaginé l’existence. Nos photos sont également là pour valoriser ces villes et villages qui constituent finalement notre territoire du quotidiens et auxquelles nous ne portons pourtant pas attention. Pourquoi dénigrer ces territoires de proximité alors que la découverte et l’aventure se trouvent parfois au coin de la rue?
À partir de là, nous pouvons simplement dire que l’exploration urbaine nous apprend à observer et à apprécier chaque parcelle de rue et chaque bâtiments inconnus.13483209_1727676707507174_3859188542330020475_o